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Bruno Racine : « Un dialogue autour de l'avenir du livre »

Cette année, le Sommet international du livre est organisé à Paris, lundi 13 octobre, par la Bibliothèque nationale de France en partenariat avec le Centre national du livre. Au programme : la traduction comme source d’un imaginaire européen et le numérique en tant que nouveau lieu de mémoire. Bruno Racine, directeur de la Bibliothèque nationale de France, nous en parle. Quel est l’objectif de ces sommets internationaux du livre ? L’initiative en revient à la Bibliothèque du Congrès américain qui à l’occasion d’un événement annuel souhaitait faire dialoguer toutes les parties prenantes autour de l’avenir du livre. La première édition a eu lieu à Washington en 2012. Les bibliothèques nationales, ou leur équivalent dans chaque pays, véritables gardiennes de la mémoire présente et future du livre, sont les puissances invitantes.

Mon amie Ghila

C’est l’écrivain Antonio D’Alfonso, un ami commun, qui m’a envoyé un mot gorgé de larmes. La mort de Ghila Sroka m’a atteint à Paris, une ville qu’elle aimait beaucoup, comme elle aimait aussi La Havane, Tanger et Port-au-Prince. Malgré sa longue maladie, je n’avais pas pensé à sa mort. Ce n’était pas son genre de mourir. Je l’ai vue il y a peut-être deux mois à l’Hôpital juif de Montréal, dans un état déplorable. Deux semaines plus tard, elle recevait chez elle quelques amis à dîner. On parlait de tout, sauf d’Israël. C’était sa blessure. Certains s’étaient éloignés d’elle à cause de sa véhémence quand on abordait ce thème brûlant. Je sentais sa souffrance de ne pas pouvoir dire le fond de son coeur. Elle était à prendre ou à laisser, et je l’ai prise telle qu’elle était durant près de trente ans.

Haiti: Souveraineté dans un état fragile

La Elliott School of International Affairs de l’Université George Washington (Washington DC) organisait, le 2 mai 2014, un cycle de conférences sur l’avenir d’Haïti. Depuis la fin de la dictature duvaliériste en 1986, et même précédemment, l’île a été l’objet de nombreuses crises politiques, sanitaires et naturelles qui l’ont fortement affaiblie, ouvrant la porte à des contingents étrangers militaires ou humanitaires venus œuvrer pour sa reconstruction. Les propos des intervenants ont été plutôt homogènes tant sur le diagnostic que sur les solutions pour permettre à Haïti de recouvrer sa souveraineté en renforçant l’Etat et les institutions nationales. La faiblesse de l’Etat haïtien n’est pas qu’une cause de sa dépendance à l’aide internationale, elle en est également une conséquence. Or, le mandat de la MINUSTAH va prendre fin : quel sera alors le futur d’Haïti ? qui en assumera la charge ?

12e Journée mondiale contre la peine de mort

Le 10 octobre 2014, la Coalition mondiale contre la peine de mort attire l’attention sur les préoccupations particulières rencontrées par les détenus ayant des problèmes de santé mentale et risquant une condamnation à mort ou une exécution. Tout en s’opposant à la peine de mort, les abolitionnistes sont également concernés par la mise en œuvre effective des protections existantes. Parmi celles-ci, une exigence en matière de droits humains considère que les personnes atteintes d’une maladie mentale ou d’une déficience intellectuelle ne devraient pas être confrontées à la peine de mort.

Albert Mangonès

Formé à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et à l’université Cornell de New York (études d’architecture entre 1939 et 1942), Albert Mangonès est en 1944 parmi les fondateurs du Centre d’art de Port-au-Prince, qui joue un rôle important dans la découverte des peintres populaires d'Haïti. En 1968, Mangonès est l’auteur d’une sculpture emblématique de l’histoire d’Haïti : le monument au Marron inconnu (le Nèg mawon, en créole).

Douze notables de Port-au-Prince sont fusillés

Le général Firmin essaie de renverser le général Nord-Alexis qui détient en ce moment la présidence de la République d’Haïti. Les insurgés, vaincus, s' étaient réfugiés dans les consulats de France, d' Espagne et d' Allemagne. Mais quelques-uns de leurs partisans étaient demeurés à Port-au-Prince ; ce sont eux que le général Nord - Alexis a fait saisir et fusiller sans autre forme de procès en 1908.

Hommage aux organismes haitiens

Hommage aux organismes haitiens: Maison d’Haïti, Association Haïtienne des Travailleurs du Taxi et La Perle Retrouvée L’administration Martelly et le gouvernement Lamothe, par le biais du Consulat Général d’Haïti à Montréal, ont rendu hommage, en ce vendredi 26 septembre 2014, à des institutions phares de la communauté haïtienne à Montréal pour leur contribution exceptionnelle au profit du bien-être de la communauté haïtienne au Québec.

Gaëtane Verna

Gaëtane Verna, née à Kinshasa en République démocratique du Congo de parents haïtiens, est une conservatrice de musée canadienne. Après des études supérieures d'art à La Sorbonne à Paris où elle obtint un mastère et un DEA en Art ainsi qu'un diplôme de l'École Nationale du Patrimoine (France). Gaëtane Verna fut directrice de la galerie d'art Foreman de l'Université Bishop's de Sherbrooke au Québec.

Grande exposition de Tableaux vivants au Chalet

La Maison d’Haïti et Les Filles électriques vous invitent au dévoilement de la série de Tableaux vivants réalisés avec le réseau des jeunes parents de la Maison d’Haïti. Quelques dix-neuf tableaux représentent les femmes et leur famille, sublimées par des costumes colorés et des paysages surréalistes. Le projet a été réalisé à l’initiative de l’artiste interdisciplinaire D. Kimm, directrice de la compagnie Les Filles électriques et du Festival Phénomena, avec l’appui du Programme montréalais d'action culturelle.

L'immigration haïtienne dans la Caraïbe

Région d'immigrants à l'origine, la Caraïbe est devenue, dès le début du siècle précédent, une région que l'on quitte, ce qui constitue sa caractéristique majeure, surtout depuis les années 30 du siècle passé. Tout au long du XXème siècle, on estime que le nombre de personnes ayant émigré depuis cette région se monte à environ 6 millions, principalement en direction de de l'Amérique du nord (Etats-Unis et Canada) et de l'Europe (Grande Bretagne). Mais, une fois passée l'époque propice durant laquelle les frontières du nord demeuraient ouvertes, grâce entre autre au caractère récent de beaucoup d'accessions à l'indépendance conjugué aux effets bénéfiques de trois décennies de croissance économique soutenue (les "trente glorieuses"), ces flux migratoires sont devenues de plus en plus difficiles, ce qui a augmenté leur aspect irrégulier et illégal. Malgré tout, la Caraïbe est globalement considérée comme une des régions du monde ayant les plus grands taux de flux migratoires par habitant, et l'indice migratoire net de la Caraïbe est l'un des plus élevés, avec, en tête, des pays comme La Jamaïque, Sainte Lucie ou le Surinam. Sur le plan économique, les données du Fond Monétaire International (FMI) montrent que les envois de fonds en provenance des communautés caribéennes qui séjournent à l'étranger, représentent environ 13 % du Produit Intérieur Brut de l'ensemble des pays concernés, ce qui fait de la Caraïbe la région qui reçoit le plus d'envois de fonds au niveau mondial.

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